À la louche… Quelle étiquette « Énergie-Climat » pour votre logement ?

En mesurant votre logement – pièces, couloirs… –, en tenant compte de votre situation géographique, de vos consommations d’énergie et de quelques modulations liées aux usages des pièces… À quels niveaux de consommation d’énergie primaire (Cep) et d’émissions de carbone faut-il s’attendre ? Une estimation rapide avant la vraie, celle du diagnostiqueur.

Attention : cet exercice ne remplace évidemment pas un diagnostic de performance énergétique. Un DPE est complet, encadré et normalisé. Déjà, il ne faut pas confondre consommation d’énergie et performance énergétique : la première dépend notamment du comportement des occupants ; la seconde cherche à caractériser le logement selon une méthode conventionnelle, avec des conditions d’utilisation standardisées.

Ici, on ne s’intéresse d’ailleurs ni à l’isolation des parois, ni à la qualité des menuiseries extérieures, ni à l’isolation du toit et des combles, du plancher bas, ni aux caractéristiques de la ventilation. Autrement dit, une bonne partie de ce qui constitue réellement la performance thermique d’un bâtiment échappe volontairement au calcul. Par ailleurs, le calcul ne prend en compte ni les petites surfaces (- de 40 m²), ni la correction d’altitude de la construction (des modifications de calcul s’appliquent au seuil des 800 m).

Il s’agit d’un « exercice de style » : une calculette intégrée dans un PDF – ce qui n’est déjà pas si banal – dont le seul objectif est de donner une approche, un ordre de grandeur, et éventuellement une indication sur le classement énergétique auquel le logement pourrait correspondre. On le sait par avance : le résultat est faux !

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Son utilisation est volontairement simple. On commence par renseigner les surfaces des différentes pièces du logement. Pour chacune, on peut affecter ou non un « indice » correspondant à son usage pendant la saison de chauffe (35 à 36 semaines d’octobre à avril).

On indique ensuite le département dans lequel se situe le logement ; c’est dit plus haut, ce calcul fait l’impasse sur l’altitude, mais on peut considérer que le recours aux degrés-jours unifiés (DJU) contourne ce défaut. Le calcul utilise les degrés-jours unifiés issus de la base de données 2025.

Viennent enfin les consommations d’énergie. On reporte les kilowattheures figurant sur les factures de gaz ou d’électricité. Pour le fioul, on reporte le relevé de la jauge de la cuve ; pour le bois, on estime la consommation à l’état du bûcher…

Puis intervient une formule simple – presque intemporelle –, mais dont la logique reste compréhensible. Elle ne prétend pas reproduire le calcul réglementaire du DPE : elle cherche seulement à rapprocher une consommation, une surface, une durée de chauffage et un contexte climatique pour obtenir un classement énergétique possible. Possible, et non certain. Le résultat peut être sensiblement éloigné de celui d’un véritable DPE. L’étiquette « Climat » est obtenue en retenant : pour le gaz, 240 g de CO2/kWh ; l’électricité, 80 g ; le fioul, 324 g ; le bois-bûches, 40 g et le granulé, 16 g.

Le principe de cet exercice est de proposer une approche hyper-simplifiée, transparente, alternative et, espérons-le, suffisamment ludique pour appréhender et peut-être donner envie de comprendre une étiquette « Énergie & Climat ».


Quelques textes réglementaires relatifs au diagnostic de performance énergétique (DPE)… Au cours des dernières années, le sujet du DPE a connu de nombreux soubresauts. Cette liste est non exhaustive et fait notamment l’impasse sur les lois Grenelle II (2010), ALUR (2014), ELAN (018), Énergie-Climat (2019)… qui toutes ont eu une incidence sur le DPE.